Prison sexuelle nous voulons légalité des sexes

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Ensuite, la valorisation très française de l'abstraction, au détriment des réflexions impliquant une pluralité de domaines de recherche. C'est là une différence majeure avec les Etats-Unis où les mouvements sociaux y ont durablement transformé les rapports humains dans l'université, et où les recherches sur ces thèmes apparaissent totalement légitimes. C'est pourquoi Bruno Perreau se félicite du nouveau projet de Sciences Po, le Programme de recherche et d'enseignement des savoirs sur le genre Presage , au conseil scientifique duquel il appartient et qui entame en ce mois d'octobre son premier cycle de conférences.

Non pas sensibiliser les étudiants à la diversité parce qu'ils seraient de futures élites, mais les amener à mettre en question, à partir du genre, le statut même d'élite. Cela signifie repolitiser le concept de diversité et y faire apparaître les rapports de domination.

Hélène Périvier, jeune économiste de 36 ans, dirige le programme Presage avec Françoise Milewski, une spécialiste reconnue des inégalités femme-homme sur le marché du travail. M'accueillant dans les bureaux de l'OFCE, le centre de recherche en économie de Sciences Po, elle présente ses projets avec enthousiasme: Nous ne voulons pas seulement étudier comment les normes de genre façonnent notre identité et nos comportements, isolent les minorités sexuelles.

Nous entendons faire un pont entre ces recherches et les approches sociologiques, juridiques, économiques, historiques des différences sexuelles. Notre programme se veut pluridisciplinaire, il traitera des questions aussi diverses que la parité dans les lieux de pouvoir , les politiques publiques, la lutte contre les discriminations, les hiérarchies et les inégalités au travail, le poids des stéréotypes, l'économie de la famille.

Au-delà de ce programme de recherches ambitieux - on remarque au conseil scientifique le prix Nobel d'économie Amartya Sen, l'anthropologue Françoise Héritier, les historiennes Elisabeth Badinter et Michèle Perrot -, le grand défi de Presage est de faire en sorte qu'il soit difficile à un étudiant d' échapper au questionnement du genre, quel que soit son cursus.

Bien sûr, cette réforme de fond, qui débute dès cette année par plusieurs "cours électifs" , n'a pas été sans résistance.

Les lois s'adresseraient à tout le monde, sans distinction de sexe, ou encore l'Homo economicus serait le seul paradigme pertinent pour comprendre les comportements des agents économiques. Pourtant, ces analyses classiques ont été mises à mal par de nombreux travaux de recherches. Diffuser plus largement ce savoir est l'un de nos objectifs.

L'équipe élargie de Presage a publié cet été un numéro spécial de La Revue de l'OFCE consacré aux discriminations entre les femmes et les hommes.

On y découvre plusieurs travaux assez décapants. La sociologue Marie Duru-Bellat s'interroge sur les effets paradoxaux de la mixité scolaire, dévoilant comment elle encourage parfois la domination des garçons et défavorise la réussite des filles, qui n'osent pas entrer en compétition avec eux. Elle montre aussi que les filles qui réussissent dans des milieux masculins s'en sortent mieux que les garçons dans des milieux féminins.

La professeure de sciences politiques de New York Nancy Fraser, réputée pour ses travaux sur la justice sociale, s'inquiète de ce que le féminisme se confonde aujourd'hui avec la lutte des femmes des classes moyennes pour briser le "plafond de verre" des hauts salaires, et qu'il abandonne son combat pour la démocratisation de toute la société. La juriste Annie Junter et la sociologue Caroline Ressot analysent comment le droit français a amélioré sa prise en compte des discriminations sexuelles sous l'influence des directives européennes.

Tous ces travaux montrent la pertinence des "études sur le genre" que les étudiants de Sciences Po vont découvrir. La première conférence de rentrée du programme Presage, le 20 octobre, "La contradiction démocratique d'une société sexuée" sera donnée par une figure renommée, polémique, du féminisme français, la philosophe Geneviève Fraisse, directrice de recherche au CNRS, députée européenne PCF de à Elle va publier un essai important, A côté du genre Le bord de l'eau.

Il faut avoir discuté avec cette "femme puissante" , se méfiant des modes intellectuelles, pour comprendre l'originalité de ses recherches. Prenez la question du genre: Prenez la question de l'égalité femme-homme: Pour Geneviève Fraisse, la question sexuelle sera toujours ouverte, source de tensions, de contradictions, de combats et d'enrichissement. L'amour n'a pas disparu avec la tolérance sexuelle et les familles recomposées, la féminité résiste au féminisme austère, la libération de l'éros féminin dans les années n'a pas mis fin aux troubles rapports sadomasochistes du plaisir, le combat pour le partage des travaux domestiques est loin d'être achevé.

La différence sexuelle joue toujours. Toute la démarche de Geneviève Fraisse consiste à s' appuyer sur le questionnement du genre pour réfléchir au monde de demain: Cela soulève aussitôt des questions très pragmatiques, très politiques: Comment le consentement des dominés rencontre-t-il l'idéal républicain? Bien sûr, d'un point de vue théorique, cela semble indéfendable. Mais on a bien imposé l'école pour tous.

Il n'y a pas d'égalité sans contrainte. Christine Bard est historienne et participe au programme Presage comme enseignante. Elle vient de publier un essai érudit et réjouissant, Une histoire politique du pantalon Seuil , où elle montre comment l'habillement constitue un irréductible marqueur du genre.

Chaque matin, sans même y penser, nous nous déguisons en homme ou en femme, nous endossons notre genre, avec ses codes précis, rigides. Celui-ci représentait la virilité, le pouvoir, habit à la fois fermé, pratique et protecteur, à l'inverse de la jupe.

On comprend alors le scandale que déclencha l'apparition de "la garçonne" émancipée dans les années sujet d'un autre de ses essais paru chez Flammarion en Aujourd'hui, si une relative liberté d'allure règne chez les femmes, les règles vestimentaires et capillaires restent très strictes pour les hommes.

Dentelles, couleurs, fards, perruques, talons étaient de rigueur pour l'élite masculine. En même temps, la simplicité et l'uniformité des apparences masculines coïncident avec l'avènement d'une société plus démocratique et égalitaire. Il reste beaucoup de survivances aujourd'hui de cet archétype sévère dans le costume noir ou gris omniprésent. Dès qu'on décrypte l'habillement et ses règles sociales, les normes plus ou moins secrètes, conscientes, lisibles du genre sautent aux yeux. Selon la nouvelle loi libanaise, un jeune homme de 18, 24 ou 29 qui couche pour la première fois avec une jeune fille vierge âgée de 18, 24 ou 29 ans, peut aujourd'hui se retrouver en prison pour six mois.

Six mois de prison ferme pour une relation sexuelle entre adultes et avec consentement! Mais bordel, ils vivement à quelle époque ces gens?

La nouvelle loi libanaise prévoit pire. En étant imprécis, un ado libanais de 15 ou de 17 ans, peut aujourd'hui écoper d'une peine de 5 ans d'emprisonnement au minimum, s'il a la malchance de coucher avec une ado de son âge et qu'il a le malheur de lui glisser par SMS avant le coït alors qu'il est en rut ou à l'oreille alors qu'il est à deux doigts de jouir pour la première fois de sa vie, qu'il aimerait l'épouser, et qui une fois l'extase dissipée, il se rétracte sur Messenger.

Qu'importe, 5 ans d'emprisonnement pour ça, malgré le consentement! Il y a des gens dans notre pays qui enlève une vie, et non la virginité, et s'en sort avec beaucoup moins. Enfin, parce que les parlementaires libanais ont décidé d'arrêter les poursuites judiciaires par miracle, si un contrat de mariage est finalement conclu entre le coupable et la victime , qu'elle soit mineure ans ou majeure plus de 18 ans.

Comme pour l'article , l'esprit de l'article plane toujours au-dessus du Code pénal libanais. L'article a fait couler beaucoup d'encre et de salive. Et pourtant, cet angle de vue n'a été abordé par personne! On voit bien de ce qui précède que les adolescents et les jeunes hommes libanais seront les victimes oubliés et méprisées d'un article injuste, en tout cas, victimes aussi bien que les adolescentes et les jeunes filles , mais d'une autre manière. Deux exemples pour le démontrer. Il commet une infraction comme l'ont décidé les parlementaires libanais.

Mais alors, de grâce , quelle est dans une telle situation, l'intérêt social que le tribunal offre au jeune homme comme alternatif à son emprisonnement ferme, le mariage? Ce n'est dans l'intérêt de personne! Ni de l'homme qui ne souhaite pas sincèrement se marier , ni de la femme qui épousera un homme qui ne la désire pas vraiment , ni d'ailleurs de la société de former des couples frustrés.

Eh bien figurez-vous, que selon la législation libanaise, le jeune peut être envoyé en prison quand même et pour six mois svp, pour avoir trompé et défloré la fille. Beaucoup de lecteurs et de lectrices s'offusqueront à l'idée qu'on puisse mettre tout le monde dans le même sac. C'est peut-être injuste, il n'empêche que c'est parfaitement justifié. Tour d'horizon des principales réactions.

Et pourtant, il aura à signer la nouvelle loi, donc à promulguer et à couvrir les nouvelles dispositions du Code pénal libanais. Il a été demandé au ministre d'Etat aux Affaires féminines de soumettre un projet de loi visant à modifier les articles et En plus, une campagne de sensibilisation a été lancée pour réclamer une loi criminalisant le harcèlement.

Pas d'exception pour échapper au crime du viol. Mais la loi c'est toi! Non mais, faut pas se presser? Et pourtant, le gendre du président a la réputation d'être un ministre omniprésent-polyvalent. Mais oui, il faut étaler le plaisir, on ne va quand même pas faire tout ça d'un coup. Même pas sur Snapchat et encore moins via le téléphone arabe. Mais bon, faut pas lui en vouloir, il est occupé à protéger le Liban de Daech.

Et rien d'étonnant de la part de celui qui ouvre et ferme le Parlement comme et quand bon lui semble depuis depuis Même son de cloche chez Samir Jisr, député Futur de Tripoli. Tiens, tiens, pas très difficile de deviner où ils veulent en venir. Excellent, sauf que le député ne semble pas détenir des comptes sur les réseaux sociaux. Non mais, pourquoi faire, hein? Nous avons pris en compte l'ensemble de la situation libanaise, c'est-à-dire les coutumes libanaises, ainsi que toutes les particularités qui distinguent la société libanaise des autres pays, puisque nous avons encore des clans, des tribus et des moeurs qui diffèrent totalement des autres.

Et dire qu'on l'a raté comme président de la République. C'est sans l'ombre d'un doute, la déclaration la plus grave de toutes, car elle émane du président de la Commission parlementaire de l'Administration et de la Justice, celle qui est à l'origine du texte voté.

Même les plus bavards, comme le patriarche maronite d'Antioche et de tout l'Orient, Bechara Raï , et le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Elias Audi , n'ont pas jugé utile de commenter cette actualité législative. Il faut reconnaître que ce n'est pas pour leur déplaire. Hélas, c'est la triste vérité, prouvée par trois éléments.

L'égalité des sexes, les droits de la femme, la loi sur le viol ou le quota féminin, c'est à peine si elles font le minimum syndical. C'est elle qui a accouché du texte bâclé voté le 16 août. Elle comprend 17 membres issus des principales formations politiques libanaises. Bienvenue au Liban, un cancre dans le domaine de l'égalité des sexes. En 12 ans de mandat, les Libanais ignorent toujours le timbre de sa voix. Et au lieu que ces quatre députées concentrent leur force dans cette commission clé des droits de la femme, les deux autres députées n'y participent pas.

Enno, bedda7ik BB, lachou? Et voilà, comment voulez-vous dans ce contexte bouleverser la donne avec des femmes politiques aussi apathiques? Et c'est à peu près tout ce qui semble la choquer dans la nouvelle loi. Après ce survol des réactions des hommes et des femmes politiques, trois choses frappent. Primo, tous ceux et celles qui ont réagi , ou pas réagi d'ailleurs, se comportent et s'expriment, comme s'ils sont des visiteurs de l'Etat libanais , sans responsabilité officielle et sans influence sur la prise de décision au Liban.

Rappelez-vous de ce point, c'est toujours le cas, quelque soit le sujet. Secundo, aucun responsable libanais homme ou femme, ne semble mesurer la gravité du maintien des dispositions aussi primitives dans le Code pénal libanais ou éprouver une quelconque honte à ce sujet. Ils réagissent ou ne réagissent pas, comme si de rien n'était. Nous avons des réserves, il aurait fallu, nous continuerons à demander, on proposera l'abolition, nous soumettrons un projet de loi , et j'en passe et des meilleures, toutes ces formules bidon ne sont pas valides.

La principale question qui se pose aujourd'hui est de savoir, pourquoi les politiciens frileux du Liban n'ont pas eu le courage de nettoyer le Code pénal libanais des dispositions archaïques citées précédemment? Si l'on croit tous les partis libanais, on avait une majorité parlementaire très confortable pour le faire.

Et pourtant, les dirigeants libanais ne l'ont pas fait. Alors de deux choses l'une: Dans tous les cas, assez de balivernes, il est claire que ceux qui sont pour le nettoyage du Code pénal libanais se sont arrangés avec ceux qui sont contre, selon le principe donnant-donnant.

Donc, tous responsables, tous coupables.

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On ne peut pas se marier avant 18 ans dans un pays développé comme la France de nos jours. Dans nos contrées, contrairement à la France et d'autres pays développés, l'âge nubile est inférieur à l'âge de la majorité sexuelle.

Ye3né bel 3arabé el mchabra7 , au pays du Cèdre, à cause de la pression des communautés religieuses, on peut se marier à l'âge de 15 ans, alors qu'on n'est pas majeur sexuellement pour l'Etat libanais avant l'âge de 18 ans. Autre chose, avant que quelques excités ne se déchainent encore sur l'islam, qui autorise le mariage dès la puberté, jusqu'à la Révolution française, l'âge nubile en France , la fille ainée de l'Eglise, était de 14 ans pour les garçons et de 12 ans pour les filles.

C'est ce qui ressort de l'article qui renforce toutes les sanctions concernant les crimes qui tombent sous le coup de cette loi s'il y a perte de la virginité et surtout de l'article , qui sanctionne une relation sexuelle basée sur une promesse de mariage, s'il y a défloration puis rétraction.

Arrêtons-nous un peu sur l'article qui est lui aussi, comme l'article , une catastrophe socio-juridique, dont on a parlé peu. D'abord, parce que les parlementaires libanais ont érigé la virginité en une valeur sociale et considère sa perte dans le cadre d'une promesse de mariage non tenue comme un préjudice. Détrompez-vous, ce n'est pas les conséquences psychologiques qui posent problèmes aux législateurs libanais, sinon il aurait mis la défloration d'une fille et le dépucelage d'un garçon à pied d'égalité.

Pour ce dernier, on s'en fout royalement, c'est la déchirure de l'hymen qui semble les préoccuper. Ensuite, parce que les braves parlementaires, ont intentionnellement omis de fixer l'âge de la victime et l'âge du coupable. Waouh, on a des législateurs dignes des horloges suisses.

Cette imprécision est sans l'ombre d'un doute volontaire. Elle vise à renforcer la valeur de la virginité dans la société libanaise , un point qui doit faire le bonheur des autorités religieuses islamo-chrétiens et de tous les conservateurs, toutes appartenances communautaires confondues.

Et pourtant, cette dérive n'est pas dans l'intérêt de la société libanaise en général et des individus concernés en particulier. Ainsi, l'article concerne les relations sexuelles entre adultes majeurs aussi. Selon la nouvelle loi libanaise, un jeune homme de 18, 24 ou 29 qui couche pour la première fois avec une jeune fille vierge âgée de 18, 24 ou 29 ans, peut aujourd'hui se retrouver en prison pour six mois.

Six mois de prison ferme pour une relation sexuelle entre adultes et avec consentement! Mais bordel, ils vivement à quelle époque ces gens?

La nouvelle loi libanaise prévoit pire. En étant imprécis, un ado libanais de 15 ou de 17 ans, peut aujourd'hui écoper d'une peine de 5 ans d'emprisonnement au minimum, s'il a la malchance de coucher avec une ado de son âge et qu'il a le malheur de lui glisser par SMS avant le coït alors qu'il est en rut ou à l'oreille alors qu'il est à deux doigts de jouir pour la première fois de sa vie, qu'il aimerait l'épouser, et qui une fois l'extase dissipée, il se rétracte sur Messenger.

Qu'importe, 5 ans d'emprisonnement pour ça, malgré le consentement! Il y a des gens dans notre pays qui enlève une vie, et non la virginité, et s'en sort avec beaucoup moins. Enfin, parce que les parlementaires libanais ont décidé d'arrêter les poursuites judiciaires par miracle, si un contrat de mariage est finalement conclu entre le coupable et la victime , qu'elle soit mineure ans ou majeure plus de 18 ans.

Comme pour l'article , l'esprit de l'article plane toujours au-dessus du Code pénal libanais. L'article a fait couler beaucoup d'encre et de salive. Et pourtant, cet angle de vue n'a été abordé par personne! On voit bien de ce qui précède que les adolescents et les jeunes hommes libanais seront les victimes oubliés et méprisées d'un article injuste, en tout cas, victimes aussi bien que les adolescentes et les jeunes filles , mais d'une autre manière.

Deux exemples pour le démontrer. Il commet une infraction comme l'ont décidé les parlementaires libanais. Mais alors, de grâce , quelle est dans une telle situation, l'intérêt social que le tribunal offre au jeune homme comme alternatif à son emprisonnement ferme, le mariage? Ce n'est dans l'intérêt de personne!

Ni de l'homme qui ne souhaite pas sincèrement se marier , ni de la femme qui épousera un homme qui ne la désire pas vraiment , ni d'ailleurs de la société de former des couples frustrés. Eh bien figurez-vous, que selon la législation libanaise, le jeune peut être envoyé en prison quand même et pour six mois svp, pour avoir trompé et défloré la fille. Beaucoup de lecteurs et de lectrices s'offusqueront à l'idée qu'on puisse mettre tout le monde dans le même sac.

C'est peut-être injuste, il n'empêche que c'est parfaitement justifié. Tour d'horizon des principales réactions. Et pourtant, il aura à signer la nouvelle loi, donc à promulguer et à couvrir les nouvelles dispositions du Code pénal libanais. Il a été demandé au ministre d'Etat aux Affaires féminines de soumettre un projet de loi visant à modifier les articles et En plus, une campagne de sensibilisation a été lancée pour réclamer une loi criminalisant le harcèlement.

Pas d'exception pour échapper au crime du viol. Mais la loi c'est toi! Non mais, faut pas se presser? Google renonce à une collaboration controversée avec le Pentagone.

Une prothèse à la main pour la petite Clara. Washington prépare des mesures de soutien au charbon et au nucléaire. Forcé par un juge, il déménage finalement de chez ses parents. Un procureur qui enquêtait sur un attentat a bien été assassiné. Veto américain à une résolution appelant à protéger les Palestiniens.

En Argentine, la colère populaire monte contre les compressions. Séparer les enfants de leurs parents migrants, la mesure choc de Trump. Car les "études sur le genre" "gender studies" se développent depuis trente ans sur les campus américains et canadiens, mobilisant chercheurs et professeurs, renouvelant les sciences humaines, proposant des réformes de fond. Un paradoxe, car elles sont nées en France, inaugurées par la formule canonique de Simone de Beauvoir "On ne naît pas femme, on le devient" , qui séparait avec fracas le sexe biologique du sexe tel qu'il est considéré par la société: En , les Françaises ont le droit de vote depuis cinq ans seulement.

Comment expliquer que ces recherches sur la fabrication du genre féminin inaugurées par l'auteure du Deuxième Sexe , enrichies et développées par les féministes des années - Hélène Cixous, Christine Delphy, Monique Wittig… -, aient été si longtemps déconsidérées dans l'université française?

La question mériterait réflexion. Les voilà en tout cas de retour. Bruno Perreau est docteur en science politique, auteur de plusieurs ouvrages traitant de la tradition républicaine et de la question gay en France. Il a été un des premiers jeunes professeurs à ouvrir des cours sur le genre et la sexualité à Sciences Po, "Introduction to Gender Studies" , en anglais, en Un cycle sur les "homosexualités" avec la sociologue Françoise Gaspard en Pourtant, Bruno Perreau n'a jamais trouvé en France de financement pour ses recherches, ni aucun poste stable d'enseignement.

Il est donc parti aux Etats-Unis. Il enseigne aujourd'hui au MIT, à Cambridge, où il est chercheur associé. Il vient aussi d' obtenir un financement pour dix ans de la British Royal Society. Il travaille actuellement sur les problèmes de droit et de filiation associés à l'adoption, et s'attelle à la traduction de l'essai de Denise Riley Am I that name?

L'intellectuelle britannique y analyse les invraisemblables variations du sens prêté au nom "femme" à travers les époques, jusqu'à remettre en cause toute définition du mot et par là repenser le féminisme. Comment expliquer qu'un livre aussi important, qui a nourri les travaux de Judith Butler autre pionnière américaine des études sur les genres , ne soit pas encore traduit en France vingt-deux ans après sa publication aux Etats-Unis, et soit toujours ignoré dans nos facultés?

Ensuite, la valorisation très française de l'abstraction, au détriment des réflexions impliquant une pluralité de domaines de recherche. C'est là une différence majeure avec les Etats-Unis où les mouvements sociaux y ont durablement transformé les rapports humains dans l'université, et où les recherches sur ces thèmes apparaissent totalement légitimes.

C'est pourquoi Bruno Perreau se félicite du nouveau projet de Sciences Po, le Programme de recherche et d'enseignement des savoirs sur le genre Presage , au conseil scientifique duquel il appartient et qui entame en ce mois d'octobre son premier cycle de conférences. Non pas sensibiliser les étudiants à la diversité parce qu'ils seraient de futures élites, mais les amener à mettre en question, à partir du genre, le statut même d'élite.

Cela signifie repolitiser le concept de diversité et y faire apparaître les rapports de domination. Hélène Périvier, jeune économiste de 36 ans, dirige le programme Presage avec Françoise Milewski, une spécialiste reconnue des inégalités femme-homme sur le marché du travail.

M'accueillant dans les bureaux de l'OFCE, le centre de recherche en économie de Sciences Po, elle présente ses projets avec enthousiasme: Nous ne voulons pas seulement étudier comment les normes de genre façonnent notre identité et nos comportements, isolent les minorités sexuelles. Nous entendons faire un pont entre ces recherches et les approches sociologiques, juridiques, économiques, historiques des différences sexuelles. Notre programme se veut pluridisciplinaire, il traitera des questions aussi diverses que la parité dans les lieux de pouvoir , les politiques publiques, la lutte contre les discriminations, les hiérarchies et les inégalités au travail, le poids des stéréotypes, l'économie de la famille.

Au-delà de ce programme de recherches ambitieux - on remarque au conseil scientifique le prix Nobel d'économie Amartya Sen, l'anthropologue Françoise Héritier, les historiennes Elisabeth Badinter et Michèle Perrot -, le grand défi de Presage est de faire en sorte qu'il soit difficile à un étudiant d' échapper au questionnement du genre, quel que soit son cursus.

Bien sûr, cette réforme de fond, qui débute dès cette année par plusieurs "cours électifs" , n'a pas été sans résistance. Les lois s'adresseraient à tout le monde, sans distinction de sexe, ou encore l'Homo economicus serait le seul paradigme pertinent pour comprendre les comportements des agents économiques. Pourtant, ces analyses classiques ont été mises à mal par de nombreux travaux de recherches.

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